Pourquoi la promotion de l’art africain ?

Parce que les Africains, eux-mêmes, ont fasciné le monde par l’art produit dans leur continent. Ils continuent à façonner leur monde par le génie des artisans et artistes. L’art conduit l’humanité à l’universalité.

Dans les différentes étapes de l’histoire contemporaine il y a toujours eu ce souci des Africains d’intégrer l’art dans toutes ses manifestations. En 1939, le poète sénégalais, Léopold Sédar Senghor s’est servi de la dimension supérieure de l’art pour proclamer « Ce que l’Homme noir apporte » à l’humanité.
En 1947, des étudiants et des intellectuels noirs fondent la Société Africaine de Culture à Paris et dans l’éditorial du premier numéro de Présence Africaine on peut lire ceci : « Cette revue ne se place sous l’obédience d’aucune idéologie philosophique ou politique. Elle veut s’ouvrir à la collaboration de tous les hommes de bonne volonté (blancs, jaunes ou noirs), susceptibles de nous aider à définir l’originalité africaine et de hâter son insertion dans le monde moderne. »
Lors du premier congrès des écrivains et artistes noirs célébré en 1956, au mois de septembre à la Sorbonne, les participants, dans un texte « invitent artistes, écrivains, théologiens, penseurs, savants et techniciens à participer à cette tâche historique de faire revivre, de réhabiliter et développer ces cultures afin de favoriser leur intégration à l’ensemble de la culture humaine ». La même inquiétude se manifeste lors du Congrès des Africanistes au Ghana en décembre 1962. Parmi les 9 grands thèmes à traiter, il y aura une section Arts et Musiques. L’art étant un élément constitutif du combat pour la libération et de la nouvelle Afrique en devenir.
C’est ainsi qu’on assiste aux cycles de festivals, dont le premier se tiendra à Alger, en 1969, par l’organisation du premier festival culturel panafricain qui consacre le rôle premièrement de la culture, dont l’art, perçu comme « …action de l’homme sur lui-même et sur le monde pour le transformer, et par là elle englobe le social, le politique, l’économique et le technique.
Le Festival Mondial des Arts et de la Culture célébré à Lagos en 1977, du 15 janvier au 12 février, marque le temps fort de la théorie de l’art africain. Alors que le Festival des Arts nègres et africains, célébré en 1966 à Dakar était axé sur l’importance de l’Art nègre et africain pour les peuples et dans la vie des peuples, celui de Lagos a mis l’accent sur la Civilisation noire et l’Éducation, le premier thème étant Civilisation noire et Arts. C’est dire qu’en Afrique, l’art fait l’Afrique.

Editorial du blog
JMB

 

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